David Braunstein says he never saw anything like it.
“When we opened the doors, they went wild,” Braunstein said. “It got so crazy, these women went nuts.” [english below]
Des stocks de bas nylon créent l’émeute
David Braunstein dit qu’il n’avait jamais rien vu de pareil. « Lorsque nous avons ouvert les portes, elles se sont déchaînées » dit-il. « C’était dingue, ces femmes étaient devenues folles ».
Nylon first sale at Braunstein’s, 1939
Début 1940, se souvient-il, la société DuPont lui demande une faveur: Accepterait-il de vendre les premiers bas nylon – et de lui rapporter les commentaires des clientes? Jusqu’ici seules les femmes des cadres de l’entreprise avaient testé quelques paires. Elles étaient admirées de ce fait et dans toute la région l’on copiait le style des « épouses DuPont »- les autres en rêvaient.
Il accepta de vendre les premiers nylons dans sa boutique pour dames de Wilmington – et par la suite il sera question d’entrepôts, d’emprunts de guerre et de Mafia.
« Les nouveaux habitants doivent savoir que le Delaware était différent de ce qu’il est aujourd’hui, dit Braunstein. DuPont était plus que le premier employeur de l’état. Ses cadres étaient des héros, les DuPont étaient une famille royale et le peuple aimait à dire qu’il travaillait pour « l’Oncle DuPont ».
Le nylon, fabriqué à Seaford était un produit typiquement DuPont. « S’ils faisaient quelque chose, ils le faisaient à la perfection. Les gens adoraient DuPont ». Comme le bruit se répandait que les « épouses DuPont » portaient des bas nylon et les adoraient, cette seule rumeur en fit des objets indispensables pour l’élite et ceux qui y aspiraient.
“Les femmes de Wilmington sont invitées à inspecter et à essayer les bas nylon dont tout le monde parle- Les bas nylon seront mis en vente pour la première fois le 24 octobre. DuPont est heureux d’inviter tous ceux des environs à la pré-vente de ce nouveau produit révolutionnaire.”
Nylon first sale announcement
“[Women of Wilmington are invited to inspect and purchase the stockings everyone has been talking about] Nylon Hosiery will be placed on public sale for the first time Tuesday, october 24…in Wilmington only. Du Pont is happy to invite those in the vicinity to the advance sale of this revolutionary new product.“
Mais Braunstein était plus impressionné par la demande elle-même que par le produit. « Je trouvais les premiers nylons horribles » dit-il. Avant le collant, le bas sans coutures, il y avait ces bas à la texture irrégulière et pas tout à fait transparente, ils ressemblaient à des jambières. »
Dans cette frénésie de la première vente, qu’il n’avait jamais connu auparavant et qu’il ne reverra jamais plus par la suite, Braunstein dût faire escorter par deux hommes de large carrure deux membres du personnel de caisse, écrasés par une foule de clients. De nombreuses femmes à peine sorties de la boutique avec leur paire à 1$ à la main s’asseyaient sur le trottoir de Market Street pour enfiler tout de suite leurs bas!
San Franciso, ca. 1945- just like a few years before women put their stockings right on the spot!
La folie des bas connut son apogée au moment où l’Amérique entra en guerre, dit Braunstein, et DuPont fit savoir que tout le nylon irait à la fabrication des parachutes et autres articles de l’effort de guerre. Il n’y aurait plus de bas « jusqu’à ce que les hommes rentrent à la maison ».
Braunstein appela les fabricants, parmi lesquels une grande usine de bas à Newark et tous confirmèrent à l’identique: « C’est la dernière ligne droite pour les bas ». Ensuite il se souvient avoir appelé tous les fabricants et leur avoir commandé tous les bas qu’il pouvait avoir. Et il y en avait beaucoup.
« J’ai eu 9000 paires d’un seul d’entre eux » dit Braunstein. « On n’avait nulle part où les mettre alors j’ai loué un hangar ».
Comme la production avait cessé, contrairement à la demande, les femmes dessinaient des lignes sur leur jambes pour simuler des bas et les gens harcelaient sa famille pour avoir des bas, « même ceux qui me détestaient » dit Braunstein.
Bientôt il reçut d’étranges visiteurs venus de New York. « Il y avait ce type de la Mafia qui a ouvert son attaché-case et il était rempli de billets de 100$ ». Je lui ai dit « garde ton argent » et je lui ai donné quelques douzaines de paires. « Il a dit au revoir et je ne l’ai plus jamais revu ».
Les désagréments causés par tous ceux qui ennuyaient ses proches pour obtenir des bas nylon firent des petites cachotteries de Braunstein une source d’angoisse. Sa prochaine initiative sera alors une bonne action. « J’ai décidé de tout bazarder » dit-il. « Les gens disaient que j’étais fou. »
Le stock secret de Braunstein se joignit à l’effort de guerre: il proposait une paire de bas gratuits pour tout achat d’un titre d’emprunt de guerre. « On a rapidement récolté dans les 900,000$ » dit-il « en valeur actuelle cela fait 12 millions de dollars ».
Le stock de bas écoulé, Braunstein reprit avec bonheur une vie paisible et se remit à vendre des bas une fois la guerre finie.
« Je vous jure, ces premiers bas nylon et toute folie qu’il y avait autour, c’était quelque chose. Ma famille a failli ne jamais s’en remettre ».
David Braunstein of Brandywine Hundred, retired owner of Braunstein’s ladies’ shop in Wilmington, shown in the 1970s, turned a Delaware warehouse full of nylon stockings into a fortune — but not for himself.
NYLON REACTIONS
Joan Zimmermann de la ville de Tanglewood se souvient de ce qu’elle et sa soeur jumelle, Jean, préféraient dans les bas nylon.
« Les coutures restaient droites, et c’était très important à cette époque »
« Bien sûr, les premiers nylons n’étaient pas aussi transparents, ni aussi homogènes et ils n’enveloppaient pas la jambe autant qu’aujourd’hui, mais ils ne glissaient pas tout le temps comme c’était le cas avec les bas de soie, ce qui finissait par mettre les coutures de travers »

La vendeuse de cigarettes Ginger Vetrone présente des bas nylon à une cliente du Casino Philadelphia's Latin
Cigarette girl Ginger Vetrone at Philadelphia’s Latin Casino shows a patron new nylon hose
source: Delawareonline.com
Braunstein’s nylon stockpile caused a stir
David Braunstein says he never saw anything like it.
“When we opened the doors, they went wild,” Braunstein said. “It got so crazy, these women went nuts.”
In early 1940, he recalled, the DuPont Co. asked a favor: Could he sell the first nylons — and relay women’s feedback? Only company execs’ spouses had test pairs before that, he said. But the du Ponts and the DuPont Co. were idolized and women statewide copied the style of “DuPont wives” — who raved about their nylons, he said.
He had agreed in early 1940 when DuPont Co. asked him to test-sell the first nylon stockings at his Wilmington ladies’ shop — and the aftermath would involve a warehouse, war bonds and the Mafia.Newcomers need to know Delaware was different back then, said Braunstein, of Brandywine Hundred. DuPont was more than the state’s largest, most-sought employer, he said. Its executives were heroes, the du Pont family was royalty and folks liked to say they worked for “Uncle du Pont.”
Nylon, made in Seaford, was like anything DuPont, he said. “If they made it, it’s perfect. People loved DuPont.” As word spread that “DuPont wives” wore and loved early test nylons, just that cachet made them must-haves for the state’s elite and aspiring.
But Braunstein was impressed more by the demand than the product. “I thought the first nylons were horrible,” he said. Before pantyhose, seamless stockings or even sheerness and even texture, he said, they were like leggings.
But in a frenzy he never saw before or since, Braunstein said, the pressing shoppers nearly crushed the staff and two had to be escorted “out from behind the sales counter by two large men.”
Many women who had just paid about $1 a pair left his shop, sat on the curb of Market Street and put on their garter stockings on the spot.
The frenzy did not peak before America entered World War II, he said, and DuPont let him know all nylon would go to parachutes and other war needs. There would be no stockings “until the boys got home.”
Braunstein called manufacturers, including a big hosiery plant in Newark, and all confirmed “this is the last run for women’s hose or the next to last,” he said. Then he recalled talking to every stocking maker he knew and asking for all the hose he could get. And that was a lot.
“I got 9,000 pairs from one company alone,” Braunstein said. “We had nowhere to put them. I had to rent a warehouse.”
When production stopped and demand didn’t, women drew lines on their legs for pseudo-stockings and people pestered his family at all hours for nylons, Braunstein said, “even people who hated me.”
Soon came New York visitors, he recalled. “This Mafia guy opens a suitcase and it’s all stacked with $100 bills,” he said. “I told him ‘Keep your money,’ and I gave him a couple dozen pairs and he said, ‘Goodbye.’ ” The goodfella never returned.
Annoyance from those bugging his relatives for stockings and concern about more stockings turned Braunstein’s cache into a headache, he said, but his next move was a mitzvah, a good deed.
“I gave the whole shebang away,” he said. “People said I was crazy.”
Braunstein’s stockpiled nylons joined the war effort as he offered war bonds with free stockings as buyers’ bonuses. “Wasn’t long we raised $900,000,” he said. In modern money, that tops $12 million.
Nylon stockpile gone, Braunstein said, he happily resumed his life — and sold nylons at the shop again after the war.
“I tell you,” he said, “those first stockings and all that frenzy, it was really something. Nearly drove my family crazy.”
NYLON REACTIONS
Joan Zimmerman of Tanglewood in Ogletown remembered what she and her twin Jean liked best about early nylon stockings.
“The seams stayed straight,” she said, and that was very important in those days.
Sure, she said, the early nylons weren’t as sheer, even-textured or leg-hugging as they are now, but they didn’t slip around like silk stockings did, sending seamlines askew.









