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Cet article de 1941 s’intéresse aux conséquences de la pénurie de soie, suite aux tensions politiques entre les USA et le Japon: affolées, les américaines se précipitent pour faire leurs réserves de bas de soie!

“Stocking Panic” was an article published in Business Week on aug.9, 1941. Crisis in american-japonese relations lead to a cut in silk imports and thus, limited silk stocking supplies [english below].

Extrait de l'article original

Extrait de l'article original

Business Week, 9 août 1941

La fin des importations de soie naturelle provoque un tollé parmi les américaines et un pose un sévère problème aux fabricants et aux commerçants.

Dans la plupart des pays, les bas de soie représentent un luxe presque exclusivement réservé à une poignée de femmes privilégiées de la classe aisée. Mais pour la gent féminine américaine de plus de 12 ans, ils font partie des articles de première nécessité.
Les États Unis importent la quasi totalité de leur stock de soie naturelle du Japon, dont 90% sont employés dans la fabrication de chaussants, principalement féminins. La semaine dernière, en apercevant les gros titres annonçant de nouvelles tensions dans les relations américano-japonaises, chacune se saisit de son portefeuille et se précipita à toute vitesse vers la boutique de bas la plus proche.
Le résultat: un pic des ventes rarement atteint dans l’histoire du commerce. Chez l’un des spécialistes New Yorkais, une cliente exigeante demanda: “J’utilise quatre paires par mois. Donnez-m’en assez pour deux ans”. À Denver, une femme posa trois billets de 100 dollars sur le comptoir et commanda “pour autant de bas, taille 9, peu importe le coloris”. Partout les boutiques embauchèrent des extras pour aider les vendeurs, souvent des jeunes filles inexpérimentées.
L’appel de Harriet Elliot* de l’OPAC à cesser cette goinfrerie et à n’acheter que pour satisfaire les besoins immédiats n’eut aucun effet.

Noël en juillet.

Dans une courte étude de la situation, Women’s Wear Daily* rapporte que dans certaines villes les ventes ont grimpé de 100 à 300%, avec un taux plus marqué sur les côtes est et ouest. Le volume estimé est deux fois plus important que pendant la période de Noël, laquelle pèse 17 à 18% sur le total annuel des ventes de bas.
Suite à l’ordre donné par l’OPM ce samedi dernier de cesser le traitement de la soie naturelle et l’annonce selon laquelle le gouvernement allait saisir tous les stocks en vue de la fabrication de parachutes et de sacs à explosifs, ce début de semaine fut marqué par une agitation dans des proportions telles que la plupart des magasins limitèrent les achats à deux ou trois paires par cliente.
Ce rationnement toutefois ne put empêcher, en fin de semaine, l’épuisement des stocks de bas dans les marques, les gammes et les tailles les plus recherchées.

Les fabricants rationnent également.

Les fabricants de bas ont eu recours au rationnement en délivrant leur maigre stock de bas finis et de mercerie aux commerçants. Avec juste assez de quantités disponibles pour satisfaire la demande habituelle pendant 5 mois, plusieurs fabricants et distributeurs ont cessé les livraisons en attendant une clarification de la situation.

*Harriett Eliott: professeur de sciences politiques, elle fut une pionnière dans le mouvement pour les droits de la femme et servit à partir de 1940 dans l’administration Roosevelt.
* Women’s Wear Daily (WWD) est un magazine de mode féminin fondé aux États-Unis en 1910
*OPM: Office of Production Management, organisme américain responsable de la production d’effort de guerre

Source: The Lemelson Center

“Stocking Panic”
Business Week August 9, 1941
Shutting off raw silk brings crisis for women of U. S. and acute problem for both manufacturers and retailers.
In most countries, silk stockings are a luxury pretty much restricted to a few fortunate women in the upper income brackets. But to the average U. S. female over the age of 12, they are one of the basic necessities. The United States imports almost its entire supply of raw silk from Japan, and 90% of this goes into stockings, mostly women’s. Last week, women took one quick look at the headlines announcing the new crisis in Japanese-American relations, grabbed their pocketbooks, and dived headlong for the nearest stocking counter.
The result was a rush of business practically unparalleled in retail history. In one New York specialty shop, an imperious customer said, “I use four pairs a month. Give me enough to last two years.” In Denver, one woman put three $100 bills on the counter and ordered. “That many stockings, size 9, I don’t care what color.” Stores everywhere added extra sales help, in many cases taking on inexperienced girls. The plea of OPACs’ Harriet Elliott, that women avoid piggishness and buy only for their immediate needs did not even wheel the tide.
Christmas in July. Women’s Wear Dailv, in a quick survey of the situation, reported sales in individual cities up 100% to 300%, with the heaviest buying on the East and West Coasts. Totalvolume was estimated as better than double that of the big Christmas season, which ordinarily accounts for between 17% and 18% of annual stocking sales. By the beginning of this week, following OPMs order of last Saturday halting processing of raw silk and announcing that the government would take over all stocks-on-hand for the production of parachutes and silk bags for explosives, the run on the market had reached such proportions that most stores were limiting customers to two or three pairs apiece. Even rationing, however, did not prevent a virtual sell-out of almost all popular brands, lines. and sizes by the end of this week.
Makers Ration, Too. Hosiery manufacturers, likewise, were resorting to rationing in apportioning their slender stocks of finished hosiery and dry goods to retailers. With enough of these on hand to supply only about five months normal demand, many manufacturers and distributors stopped all shipments pending a general clarification of the situation.

Bootleg Nylons is an article published in Reader’s Digest in February 1945. It tells about nylons in the black market during the years of War [english below].

Bootleg Nylons (Nylons de contrebande) est un article publié en 1945 par Reader’s Digest afin de sensibiliser la population aux dangers du marché noir. Illustré par deux histoires de contrebande, de petites affaires locales et les techniques croustillantes des trafiquants, je vous laisse déguster…

Photo de l'article original publié en 1945

Photo de l'article original publié en 1945

Photo of the original article published in 1945


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In addition to my article series published under the title The Nylon Drama here is a short film (ca. 10 mn) from 1941. It deals with the “miracles of chemistry” and how it conditionned the american way of life.

En complément de ma série d’articles “The Nylon Drama” et pour souligner l’engouement que représentait le “miracle de la chimie” au début des années 40, voici un court documentaire d’une dizaine de minutes, réalisé en 1941. Il y est question des progrès de l’industrie chimique et de la manière dont celle-ci change les habitudes de vie.

testtubetales Lire la suite »

Women’s legs in photography is a bilingual book (french-english) that depicts the evolution of ladies clothing from the late 1800′s to the eighties and ends by a surprising conclusion: the more women acquired rights and freedom, the more they revealed their legs! (english below)

Les jambes des femmes en photos est une rétrospective vestimentaire en images de la fin du 19ème aux années 80 qui aboutit à une conclusion étonnante: plus les femmes ont gagné en droits et en libertés individuelles, plus elles ont dévoilé leurs jambes!

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History of hosiery from the Antiquity to the late 1930′s part 1

This is the first article of a series dedicated to the history of stockings- Early references to hosiery go back to the ancient Greeks. Workmen and slaves wore hosiery in ancient times, and Roman woman wore a short sock (called a soccus) in their homes. [english below]

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Ceci est le premier article d’une série dédiée à l’histoire du chaussant- L’histoire du pantalon et celle des bas est intimement liée: dans l’antiquité, ces deux vêtements étaient l’apanage des femmes et objet de mépris; il faudra attendre la chute de l’empire Romain pour que pantalons et bas fassent véritablement leur entrée dans l’histoire du costume occidental… Lire la suite »

Vintage and modern stockings require attention and care so they will last longer (english below)

Bas couture: conseils d’entretien

Qu’ils soient anciens ou modernes, les bas couture exigent un traitement de faveur, garantie d’une utilisation prolongée.

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David Braunstein says he never saw anything like it.

“When we opened the doors, they went wild,” Braunstein said. “It got so crazy, these women went nuts.” [english below]

Des stocks de bas nylon créent l’émeute

David Braunstein dit qu’il n’avait jamais rien vu de pareil. « Lorsque nous avons ouvert les portes, elles se sont déchaînées » dit-il. « C’était dingue, ces femmes étaient devenues folles ».

La première vente de bas nylon chez Braunstein en 1939

La première vente de bas nylon chez Braunstein en 1939

Nylon first sale at Braunstein’s, 1939

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For a brief and shining moment, the women of Wilmington were the fashion envy of the world. They had nylons. And nobody else did. Anywhere. [english below]

Les femmes de Wilmington, premières à porter des bas nylon

Pour un bref et radieux instant, les femmes de Wilmington dans le Delaware furent l’objet d’une envie dévorante dans le monde entier: elles avaient des bas nylon. Et personne d’autre dans le monde n’en avait. Nulle part.

Du Pont de Nemours confiera les premiers bas nylon à la ville de Wilmington

Du Pont de Nemours confiera les premiers bas nylon à la ville de Wilmington


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Before the invention of nylon was formally announced by DuPont, consumers had unknowingly gotten a taste of the new material. [english below]

La découverte du Nylon et ses premières applications

Durant ses neuf années chez Du Pont, le brillant mais lunatique Carothers apporta d’importantes contributions à la science des polymères et mena l’effort de recherche qui conduisit à la production du neoprene, le latex artificiel et au nylon. Il s’était intéressé à la chimie pendant ses années d’études au lycée de Des Moines dans l’Iowa.
Carothers résista aux efforts de Stine pour l’embaucher jusqu’à ce qu’il se fut assuré que “recherche fondamentale” signifiait bien “science pure”. Lorsqu’il demanda s’il pourrait poursuivre ses travaux sur la décomposition des composants éthyliques, Stine répondit que chez Du Pont il pourrait travailler sur ce qui lui plaisait, mais que l’importance de son groupe de travail dépendrait de sa capacité à “mettre en œuvre et à diriger les travaux que nous considérons comme absolument indispensables”. Stine attendait de lui qu’il mène des recherches dans le domaine très prometteur des polymères.
A un niveau plus personnel, Carothers s’inquiétait surtout de son intégration chez Du Pont car il souffrait de “troubles névrotiques réduisant ses capacités et qui pourraient constituer un handicap beaucoup plus sérieux qu’aujourd’hui”
Carothers accepte finalement l’offre de Stine après avoir discuté des perspectives passionnantes de la recherche sur les polymères avec un de ses assistants et obtenu un salaire bien supérieur à celui qu’il avait à Harvard. Ses 9 années de travaux chez Du Pont confirmeront la qualité de ses recherches:

- Février 1928, Carothers déménage pour Wilmington dans le Delaware où se toruvent les laboratoires Du Pont
- Fin 1929, Stine déclare que son programme de recherche fondamentale “indique des progrès excellents”
- Avril 1930, les chimistes mettent au point le latex synthétique, le neoprène et la toute première fibre synthétique à quelques semaines d’intervalle
- Mai 1934, l’assistant de Carothers (Julian Hill) met au point le premier filament dans un tube à essais. Carothers entre dans une période de dépression
- 29 avril 1937, 3 semaines après le dépôt des premiers brevets du nylon, Carothers se suicide

on oublie souvent que c'est Hill, l'assistant de Carothers qui sortit le premier filament de nylon du tube à essai...

on oublie souvent que c'est Hill, l'assistant de Carothers qui sortit le premier filament de nylon du tube à essais...

Julian Hill, Carother’s assistant actually extracted the first nylon filament©onebluesky.org

La première brosse à dents

Avant même que le nylon ne soit officiellement annoncé par Du Pont, les consommateurs en avaient eu un avant-goût sans le savoir. En se préparant à commercialiser le nylon, DuPont effectua des tests dans l’usine pilote en 1938 avant que ne débute la production à grande échelle (1939). En 1937, la nouvelle et miraculeuse brosse à dents du docteur West fit son entrée sur le marché. Ses poils étaient faits de nylon mais le public ne le savait pas. Du Pont ne voulut pas révéler la nature de ces nouveaux poils et se contenta de donner au matériau le nom de “Exton”. Cette nouvelle brosse à dents séchait entre deux usages, ce qui n’était pas le cas de la brosse à dents traditionnelle en poils de sanglier. C’était la première expérience du public avec un polymère qui allait changer sa vie.

La brosse à dents magique du Dr. West

La brosse à dents magique du Dr. West

Dr, West’s magic toothbrush


Le nom Nylon, d’où vient-il?

Aujourd’hui encore, il en est du terme nylon comme de son apparition “miraculeuse” et les fausses idées vont bon train.
D’abord il faut savoir que l’idée selon laquelle Nylon est un acronyme pour “Now you’ve lost, Old Nippon” (alors vous avez perdu, vieux nippons) ou pour New-York-London est fausse. Certes il y avait compétition pour concurrencer la soie japonaise qui envahissait le marché mais devant ces fausses informations, Du Pont dût publier un communiqué pour calmer les esprits japonais échauffés par l’affront!

Avant que de pouvoir présenter la nouvelle fibre, Du Pont devait lui trouver un nom et un comité fut créé à cet effet. La président de la société, Lammot du Pont, aimait Delawear (un jeu de mots entre Delaware, l’état où était implanté Du Pont et “wear”, habillement) ou bien “neosheen”. un autre responsable, Ernest Gladding préférait Wacara, une combinaison d’après le nom de Walace Carothers puis plus tard, “norun qui signifait “qui ne file pas” mais qui présentait un grave problème de publicité mensongère puisque le nylon filait. On passa donc de “norun à “nurun” et il troqua le n pour un l ce qui donnait “nulon”. C’était apparemment similaire à une marque déposée existante donc il modifia encore le nom en “nilon” qui en anglais pouvait avoir plusieurs prononciations différentes. Il en choisit une et en fit “nylon”.
Du Pont refusa de déposer la marque; leur idée était de le laisser au domaine public pour que chacun fasse de nylon un équivalent de “bas”, l’accessoire. Ce fut une totale réussite, le terme “nylon” pour désigner cet accessoire étant définitivement rentré dans les moeurs.

Le nouveau logo de DuPont entretient le mythe d'une invention miraculeuse

Le nouveau logo de DuPont entretient le mythe d'une invention miraculeuse

DuPont new logo plays with the “science miracle” myth

Un article de 1939 rapporte: “A un défilé de mode à New York, nous avons vu une fille vêtue de la tête aux pieds en matériaux synthétiques. Tout ce qu’elle portait était fait des matières synthétiques créées par les chimistes. Son chapeau était en cellophane, sa jupe était en rayonne. Elle avait des bas nylon et portait un sac en simili cuir verni et des chaussures en imitation alligator. Même l’effluve de musc de son foulard de soie synthétique était un parfum de synthèse.” (National Geographic magazine, novembre 1939).

En 1940 les premiers bas nylon entrèrent sur le marché; durant cette période la demande était si importante que les stocks étaient épuisés en permanence. Les bas nylon avaient une meilleure tenue que les bas de soie et les fibres pouvaient être tissées plus finement: les bas transparents, simplement appelés “nylons” devinrent rapidement la référence. Le nylon eut un impact majeur sur la culture américaine car c’est avec l’avènement des bas nylon transparents que les femmes commencèrent à se raser les jambes.

Photo publicitaire pour les bas nylon- Musée de Hagley

Photo publicitaire pour les bas nylon- Musée de Hagley

Nylon stockings  photo advertisement ca. 1950

Sources

Teacher Essay

The Nylon Drama

DuPont Heritage

Hagley Museum and Library

Collector’s Quest

Chemical Heritage

[avertissement légal: bien que je ne sois pas l'auteur exclusif des textes originaux, il m'a fallu de longues heures de travail afin de rechercher les articles, vérifier les informations, les analyser, les synthétiser et les traduire. Dans cette perspective je vous serai reconnaissante si vous souhaitez utiliser mon travail, d'en citer la source: c'est un minimum. Je vous invite par ailleurs fortement à consulter les textes source qui comportent des informations plus détaillées sur le sujet.]

During his nine years at Du Pont. the brilliant but mercurial Carothers both made important contributions to polymer science and led the research effort that produced neoprene synthetic rubber and nylon. He had become interested in chemistry as a high school student in Des Moines.

Carothers resisted Stine’s recruitment efforts until he was absolutely sure that fundamental research meant pure science. When he asked if he could continue his work on the thermal decomposition of ethylmetal compounds, Stine replied that at Du Pont Carothers could work on whatever he pleased, but the growth of his group would depend on his “capacity for initiating and directing work that we consider worthwhile undertaking.” What Stine wanted him to do was research in the emerging field of polymer science.

At the personal level Carothers wondered how he would fit in at Du Pont, especially since he suffered “from neurotic spells of diminished capacity which might constitute a much more serious handicap there than here.”
Stine dispatched one of his assistants to Carothers and raised his salary. Carothers accepted the offer and the 9 years he spent at Du Pont confimed the quality of his researches.

February 1928, Carother moves to Du Pont station at Wilmington, Delaware
By the end of 1929 Stine felt that his fundamental research program had been “marked by excellent progress”
April 1930, chemists produced neoprene, synthetic rubber and the very first synthetic fiber within weeks of each other
April 29, 1937, three weeks after the basic nylon patent application had been filed and two days after his forty-first birthday, Carothers committed suicide

The first Toothbrush

Before the invention of nylon was announced by DuPont, consumers had unknowingly gotten a taste of the new material, literally. When preparing to produce nylon commercially, DuPont tested prototype machinery in the pilot plant (1938), before full-scale commercial production began in 1939. In 1937, the amazing new Dr. West’s Miracle-Tuft toothbrushes hit the market. Unbeknownst to consumers, it’s bristles were made from nylon polymer produced at the semi-works. DuPont didn’t reveal the chemical nature of the new bristles. It simply refered to the material by the name “Exton”. The new toothbrush actually dried out in the time between uses, unlike the old boar’s hair bristle brushes. It was the public’s first experience with a polymer that would soon change their lives.

The name nylon

First, it is important to note that today even, the name “nylon” is subject to fakes ideas as much as its “magical” appearance. Two theories about the origin of the name claim that it is an acronym of “Now you’ve lost, Old Nippon” (N.Y.L.O.N.), or that it stands for “New York-London”. This is untrue and Du Pont has to communicate through newspapers in order to calm down the offensed japanese poeple!

Before it could introduce its new fiber, Du Pont had to come up with a name for it, and a committee was formed to do so. The company’s president, Lammot du Pont, liked Delawear or neosheen. Another executive, Ernest Gladding, threw in Wacara, a play on Carothers’s name, and later norun, which would have caused problems because nylon stockings did run. He then turned norun around to nuron but thought that sounded like a nerve tonic. So he changed the “r” to an “1″, making it nulon. This apparently was very similar to an existing trademark, and Cladding realized that advertisements would refer to “new nulon,” a redundant-sounding phrase. Next, he changed the “u” to an “i” and got nilon, which unfortunately has three pronunciations: “nil-lon”, “nee-lon”, or “nigh-lon”. The last was chosen. DuPont did not register “nylon” as a trademark, choosing to allow the word to enter the American vocabulary as a synonym for “stockings.”

Two years later, the first nylon stockings were on the market. During this time demand was so high that the new stockings were perpetually sold out. Nylon stockings held up better than silk stockings. Also, nylon fibers could be made much thinner than silk fibers, so it wasn’t long before sheer nylon stockings, simply called “nylons”, became the norm. Here nylon made a big impact on American culture, because it was with the advent of sheer nylon hosiery that most American women began to shave their legs.

An article from 1939 reports: “At a New York fashion show, we saw a girl clad from head to foot in artificial materials. Everything she wore was made from synthetic stuffs created by chemists. Her hat was Cellophane, her frock was Rayon. She wore ‘Nylon’ stockings and carried a patent-leather handbag and stood in imitation alligator shoes. Even the faint hint of musk on her imitation silk handkerchief came from a synthetic perfume.”–National Geographic Magazine, November, 1939

In 1940 the first nylon stockings were on the market. During this time demand was so high that the new stockings were perpetually sold out. Nylon stockings held up better than silk stockings. Also, nylon fibers could be made much thinner than silk fibers, so it wasn’t long before sheer nylon stockings, simply called “nylons”, became the norm. Here nylon made a big impact on American culture, because it was with the advent of sheer nylon hosiery that most American women began to shave their legs.

[disclaimer: although i am not the exclusive owner of the original articles it took a lot of time to gather, verify the data, then analyze, organize and then translate the texts. In this view i would much appreciate, if you wish to use my work, that you mention the source. I would like to invite you read the orginal articles as they contan detailed information about the subject]

The story of textiles in the 20th century is the story of chemistry. Changes in the chemical industry affected the textile industry and the two became intertwined. Chemistry had always played an important role in textile finishing but, starting around 1900, it became possible to apply knowledge about molecules to producing fibers themselves. [english below]

La recherche scientifique dans la course aux inventions

L’histoire des textiles du 20ème siècle est l’histoire de la chimie. Les bouleversements de l’industrie chimique affectèrent la filière textile et les deux secteurs se confondirent. La chimie avait toujours joué un rôle dans la finition textile, mais à partir de 1900, il devient possible d’appliquer la science moléculaire dans le but même de produire des fibres.

les scientifiques en blouse blanche des laboratoires Du Pont, une image qui sera souvent reprise par des multinationales de l'industrie chimique- ©Du Pont & Hagley Museum and library

les scientifiques en blouse blanche des laboratoires Du Pont, une image qui sera souvent reprise par des multinationales de l'industrie chimique- ©Du Pont & Hagley Museum and library

Du Pont scientists at New York’s World Fair, 1939

Au début du 20ème siècle il y avait beaucoup à découvrir en chimie et en ingénierie chimique. Personne n’était en mesure de contrôler le savoir ou les ressources permettant de retirer une fibre d’un tube à essai et d’en faire une pièce de tissu. Seules les grandes entreprises détenues par des actionnaires pouvaient rassembler les connaissances de pointe et les équipements nécessaires afin de résoudre les problèmes complexes de la transformation des matériaux bruts en produits finis. L’ Allemagne avait été le centre de l’industrie chimique et de son lien avec la filière textile depuis le développement des teintures chimiques au cours du 19ème siècle. Vers 1900, les chimistes européens commencèrent à appliquer le savoir accumulé dans le domaine des textiles dans le développement de nouvelles fibres. Les chimistes élaborèrent les premières fibres à partir de matériaux comme le linter de coton ou le bois. Parce que ces fibres étaient constituées de matériaux à base de cellulose on leur donne le nom de cellulosiques. Ainsi la viscose (ou Rayonne) fut la première fibre produite par ce moyen. Au début la viscose n’était pas aussi résistante que la laine et le coton; mais vers 1930 on en perfectionna la finition et la viscose gagna son appellation de soie artificielle.
Avec la fin de la Première Guerre Mondiale et la défaite de l’Allemagne, les États-Unis s’accaparèrent tous les brevets allemands et les utilisèrent pour promouvoir l’industrie chimique américaine. L’une des entreprises leader de la chimie, Du Pont de Nemours devint la première à produire une fibre synthétique à des fins commerciales.

ces bas en viscose de la marque Bondor ont une texture soyeuse, brillante et semi-opaque rappelant beaucoup la soie- Collection personnelle

ces bas en viscose de la marque Bondor ont une texture soyeuse, brillante et semi-opaque rappelant beaucoup la soie- Collection personnelle

These Bondor rayon stockings have the silky smooth texture, the shine and the opacity of natural silk. Private collection

Le nylon résulta des 10 années d’efforts de recherche du laboratoire expérimental de Du Dupont. A l’origine, les chercheurs s’intéressaient surtout à améliorer les matériaux naturels, particulièrement ceux avec lesquels on fabriquait la lingerie. Ils ciblèrent la lingerie et le chaussant car c’étaient des produits fréquemment renouvelés par les consommateurs ce qui représentait une perspective de profits importants pour Du Pont. Ce qu’ils inventèrent était une fibre synthétique avec de toutes nouvelles propriétés. Jusqu’au milieu des années 50, l’histoire du nylon se déroule dans les quartiers de Du Pont.

Le stand Du Pont à la foire internationale de 1939-©Du Pont & Hagley museum

Le stand Du Pont à l'Exposition Universelle de 1939-©Du Pont & Hagley museum

The Du Pont Pavillion at the 1939 World Fair

Démonstration de la fabrication d'un bas, 1939- ©Du Pont & Hagley Nuseum

Démonstration de la fabrication d'un bas, 1939- ©Du Pont & Hagley Nuseum

Nylon stocking knitting demonstration, 1939 New York World’s Fair

Des bas soigneusement examinés par les modèles et les techniciens de Du Pont- ©Du Pont & Hagley Museum

Des bas soigneusement examinés par les modèles et les techniciens de Du Pont- ©Du Pont & Hagley Museum

Nylon stockings being examined by DuPont technican and fashion models, New York World’s Fair

Les bas nylon font leurs débuts sur les jambes de "Miss Chimie" à l'Exposition Universelle de 1939

Les bas nylon font leurs débuts sur les jambes de "Miss Chimie" à l'Exposition Universelle de 1939

Nylon made its debut on the lovely legs of Miss Chemistry at the World’s Fair in 1939

C’est à l’occasion de l’Exposition Universelle de New York en 1939 que les bas nylon sont présentés pour la première fois au public sur le stand Du Pont, à grand renforts de publicités et de démonstrations, de mises en scènes avec des modèles surnommées “Miss Nylon” ou même “Miss Chimie”, qui sortit d’un tube à essais!

Douze années auparavant déjà, le 18 décembre 1926, Stine qui deviendra plus tard le Directeur du service de la Recherche chez Du Pont avait fait le premier pas de la longue route vers le nylon en proposant au comité exécutif de l’entreprise une note intitulée “Travaux de Science Pure”.
Stine voulait prendre la recherche en main avec “l’objectif d’établir ou de découvrir de nouveaux faits scientifiques”, en contraste avec la politique de recherche d’alors de Du Pont, qui “appliquait des faits scientifiques pré-établis à des problèmes d’ordre pratique”. Il indiqua que “la recherche fondamentale ou expérimentale par des laboratoires avait été expérimentée par le passé” et avec succès par l’industrie chimique allemande et la GEC, la compagnie générale d’électricité. Il reconnut que les universités faisaient des quantités considérables de travaux en recherche fondamentale mais qu’il y avait des lacunes importantes dans leurs programmes; comme il le dit: “la recherche appliquée est en train de subir des restrictions dans ses principales matières pures”.

Il dégagea 4 raisons pour lesquelles Du Pont devait consacrer ses fonds à ce nouveau type de recherche industrielle. En premier venait le prestige scientifique ou “valeur publicitaire” qui pouvait être obtenu de la présentation et de la publication de documents. En second, l’intérêt de recherches scientifiques de haut niveau améliorerait la motivation et rendrait le recrutement de personnel chimiste qualifié plus aisé. Troisièmement, les résultats en sciences pures obtenus par Du Pont pourraient être échangés avec d’autres institutions. Quatrièmement, la science pure pourrait donner lieu à des applications pratiques.

Stine obtint plus qu’il n’avait demandé. Début avril 1927, la recherche fondamentale recevait 25 000$ par mois, beaucoup plus que Stine ne pouvait dépenser sur plusieurs années. Dans le cadre de son budget de 1927, il reçut 115 000 $ pour la construction d’un nouveau laboratoire dédié à la recherche fondamentale, que les chimistes de Du Pont surnommèrent rapidement: “la Salle de la Pureté”. Stine commença à rechercher 25 scientifiques à affecter au nouveau bâtiment en cours de construction.

Stine croyait que son programme ne pourrait fonctionner que s’il parvenait à recruter “des hommes à l’habileté avérée et reconnus dans leurs domaines de compétence respectifs”. Mais il réalisa qu’il serait difficile ou même impossible de recruter de telles personnes, qui travaillaient toutes dans des académies et avaient développé des lignes de recherche spécifiques. Il proposa donc de copier ce que General Electric et Bell Labs avaient fait avec succès: recruter des “scientifiques très prometteurs mais sans réputation établie. Dans ce cas, la nature de leurs travaux pourra être largement décidée par nous-mêmes”.

Cartohers et Hill développèrent cet alambic pour produire les premiers superpolymères en 1930

Carothers et Hill développèrent cet alambic pour produire les premiers super polymères en 1930

Carothers and Hill built this molecular still to produce their first superpolymers in 1930

Fin 1927 il avait 8 hommes dans diverses sections de la recherche fondamentale. Il avait espéré en avoir 15 dans la chimie organique seule et pouvoir y consacrer la moitié de son budget. Mais début 1928 il n’avait réussi qu’à recruter un seul homme, un instructeur de l’Université de Harvard âgé de 31 ans, Wallace Hume Carothers. (Suite fin ici)

Wallace Hume Carothers dans son laboratoire Du Pont-©Hagley Museum

Wallace Hume Carothers dans son laboratoire Du Pont-©Hagley Museum

Wallace Hume Carothers in his Du Pont lab

The story of textiles in the 20th century is the story of chemistry. Changes in the chemical industry affected the textile industry and the two became intertwined. Chemistry had always played an important role in textile finishing but, starting around 1900, it became possible to apply knowledge about molecules to producing fibers themselves.

By the early 20th century there was a lot to know about chemistry and chemical engineering. No one person controlled the knowledge or the resources to pull a fiber out of a test tube and make it into a piece of fabric. Only large corporations, owned by many stockholders, could bring together the specialized knowledge and equipment required to solve the complex engineering problems of transforming raw materials into a finished product. Germany had been the center of the chemical industry and its connection with the textile industry since the development of synthetic dyes in the 19th century. Around 1900, chemists in Europe began applying their knowledge of textiles to the development of new fibers. Chemists first made fibers out of natural materials such as cotton linters and wood. Because these fibers were made of cellulose-based materials, they are called cellulosics. Rayon was the first such manufactured fiber. In the beginning, rayon was not so resilient as wool and cotton; but by the 1930s the finish had been perfected and rayon became known as artificial silk. With the end of World War I and the defeat of Germany, the U.S. took over all of the German patents and used them to promote the American chemical industry. One of America’s leading chemical firms, Du Pont, became the first to commercially produce a synthetic fiber.
Nylon resulted from about ten years of concentrated research at Du Pont’s Experimental Station. Originally, the researchers had sought to improve natural materials, particularly those used to make hosiery. They targeted hosiery because it was an item consumers bought often and thus presented Du Pont with the opportunity for large profits. What they discovered was a synthetic fiber with wholly new properties. Through the mid-1950s, the story of nylon takes place within Du Pont.

Nylon stockings were shon to the public for the first time at New York’s World Fair in 1939, using a lot of advertisement, demonstrations and models wearing nylons dramatized as “Miss Nylon” or “Miss Chemistry” who emerged from a test tube, a testament to modern science!

Twelve years earlier, on December 18, 1926, Stine, then the director of Du Pont’s Chemical [ie., central research] Department, had taken the first step down the very long road to nylon by submitting to the company’s executive committee a short memorandum entitled “Pure Science Work.”

Stine wanted to undertake research with “the object of establishing or discovering new scientific facts,” as contrasted with Du Pont’s current research, which “applied previously established scientific facts to practical problems.” He pointed out that “fundamental or pioneer research work by industrial laboratories was not an untried experiment” but rather had been successful in the German chemical industry and in the General Electric Company. He recognized that universities did a considerable amount of fundamental research but noted that there were some important gaps in their programs; as he put it, “applied research is facing a shortage of its principal raw materials.”

He listed four reasons why Du Pont should spend its money on this new kind of industrial chemical research. First was the scientific prestige or “advertising value” to be gained through the presentation and publishing of papers. Second, interesting scientific research would improve morale and make the recruiting of Ph.D. chemists easier. Third, the results of Du Pont’s pure-science work could be used to barter for information about research in other institutions. Fourth, pure science might give rise to practical applications.

Stine got even more than he asked for. Beginning in April 1927, fundamental research was to receive $25,000 a month, much more than Stine could possibly spend for several years. As part of his 1927 budget, Stine received $115,000 to build a new laboratory for fundamental research, which Du Pont chemists quickly dubbed “Purity Hall.” With the new building under construction, Stine began to look for 25 scientists to fill it.

From the outset Stine believed that his program would succeed only if he could hire “men of proven ability and recognized standing in their respective fields.” But he realized that it would be difficult and maybe impossible to recruit such men, all of whom worked in academia and had developed specific lines of research. Alternatively he proposed to do what General Electric and Bell Labs had done successfully: hire “men of exceptional scientific promise but [with] no established reputation. In this case the nature of their work can largely be determined by us.”

By the end of 1927 he had eight men at work on several lines of fundamental research. He had hoped to have 15 men working on organic chemistry alone and to spend nearly half his budget on it. But by the beginning of 1928 he had succeeded in hiring only one man, a thirty-one-year-old instructor from Harvard University named Wallace Hume Carothers. (Last and final article here)

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